
Retour à Aubusson, petite ville de la Creuse que nous avions découverte par hasard et où nous retournons de temps en temps au rythme des productions des ateliers de tapisserie d’Aubusson. Pas question de manquer l’extraordinaire exposition « Aubusson tisse Tolkien », une rétrospective de l’oeuvre du grand maître de l’heroic fantasy réalisée en tapisserie. Derniers jours… On y va !
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La fin d’une belle aventure tissée

La tenture « Aubusson tisse Tolkien » a commencé en 2013. Le projet était d’envergure puisqu’il s’agissait de tisser 16 tapisseries à partir des illustrations originales de J.R.R. Tolkien, conservées à la Bodleian Libraries d’Oxford. Pour être précise, les ateliers d’Aubusson ont réalisé 14 tapisseries et 2 tapis.
Les mondes imaginaires de J.R.R. Tolkien
Tolkien est connu pour avoir été le génial créateur du Hobbit et du Seigneur des Anneaux. Le très sérieux professeur de langues anciennes d’Oxford se passionnait pour le monde imaginaire de l’enfance pour lequel il a créé un univers peuplé d’elfes, de nains et de dragons. Les milliers de pages et les nombreux dessins et aquarelles qu’il a réalisés ont inspiré la série de tapisseries et de tapis rassemblés pour la première fois dans cette exposition.



Le Silmarillion ou les premiers âges de la Terre du Milieu
Publié à titre posthume en 1977, l’écriture du Silmarillion commence en 1910. Le récit raconte la génèse et les premiers Âges de l’univers de la Terre du Milieu qui deviendra le théâtre du Hobbit et du Seigneur des Anneaux.

L’exposition présente les tapisseries mais aussi les cartons qui ont servi de maquettes et les fac similés des dessins originaux. Ici, on peut voir l’envers de la tapisserie de la scène « Glórund part à la recherche de Tùrin » et on prend conscience du travail colossal qu’il a fallu produire pour créer cette tapisserie.





Bilbot le Hobbit : du carton à la tapisserie
Le célèbre Bilbo, hobbit de son état, est entraîné bien malgré lui par le magicien Gandalf dans un voyage vers la Montagne Solitaire afin de récupérer le trésor volé et gardé par le dragon Smaug. Treize nains l’accompagnent dans sa quête…


Un des grands intérêts de l’exposition est d’expliquer les différentes phases du travail technique : de la rencontre avec les héritiers de J.R.R. Tolkien à la réalisation des cartons, en passant par le choix des oeuvres, la sélection des laines, la gamme des couleurs et les échantillons.




Le Seigneur des Anneaux : l’oeuvre de Tolkien !

Œuvre majeure du génial Tolkien, Le Seigneur des Anneaux a pour décor le monde de la Terre du Milieu. Le Hobbit Frodon Saquet a pour mission de détruire l’Anneau unique afin que qu’il ne tombe pas entre les mains de Sauron, le Seigneur des ténèbres.

Roverandom ou le jouet perdu
Pour consoler son fils qui avait perdu son jouet préféré, un petit chien en plomb, Tolkien invente l’histoire de Rover, un chiot qui, après avoir été mordu par un sorcier, se transforme en jouet. Rebaptisé Roverandom, le jouet va vivre des aventures extraordinaires sur la lune et au fond des mers afin de retrouver son apparence originelle.


Le tissage se faisant sur l’envers de la tapisserie, les dessins du carton et la tapisserie sont évidemment inversés. Certains cartons sont numérotés – chaque couleur est repérée par un numéro – d’autres ne le sont pas et les lissiers et lissières s’inspirent des couleurs du carton pour choisir les laines.

Les Lettres du Père Noël de J.R.R. Tolkien
La dernière salle de l’exposition est dédiée aux magnifiques Lettres du Père Noël écrites et illustrées par J.R.R. Tolkien entre 1920 et 1942, lettres destinées à ses enfants. Cette salle est un immense moment d’émotion quand on découvre les trois illustrations choisies, celles de 1926, 1928 et 1933.




Si les lettres mettent en scène le Père Noël et ses compagnons, pour certains très maladroits comme l’Ours Polaire, elles sont aussi teintées de sombres pensées liées à la montée du nazisme en Europe.



L’illustration de la lettre de l’année 1933, année de l’arrivée d’Hitler au pouvoir, apporte une dose de gravité à laquelle on n’était pas habitués dans l’oeuvre de Tolkien. L’Ours Polaire marche au pas sur fond de scène violente dans laquelle des loups noirs font régner la terreur dans la rue. Le Père Noël, quant à lui, continue à dormir paisiblement.
Côté pratique
- Voyager jusqu’à Aubusson :
- En voiture : Aubusson est facilement accessible par autoroute. La petite ville est à 400 km de Paris, à 270 km de Lyon et à 317 km de Tours.
- En train : il y a une gare à Aubusson que l’on peut rejoindre depuis Limoges.
- Liens vers les sites à visiter :
- À quelle période de l’année ?
- L’automne et l’hiver sont vraiment très humides. Il est préférable de choisir le printemps ou l’été qui permettent de se balader aussi dans les environs. Toutes les infos météo sont ICI !
- Combien de temps rester à Aubusson ?
- En 1 journée, on peut voir quelques uns des musées
- En restant 1 nuit sur place, on a vraiment le temps de s’immerger dans le monde de la tapisserie.
À voir aussi…



AUTOUR D’AUBUSSON
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